Qui sommes-nous ?

Nous n'habitons pas près de Concarneau, encore moins de Brest, ni même de Dunkerque ou de Marseille. Mon métier m'oblige à être un éternel itinérant, jusqu'à la retraite du moins. En effet, voué jusqu'à présent à participer à la construction des autoroutes de France, nous passions très facilement d'une région à l'autre, au gré des chantiers. Après s'être consacrées aux autoroutes françaises, mes activités s'orientent maintenant de plus en plus vers l'étranger, en Afrique en particulier ...
Nous avons pu ainsi visiter de nombreuses régions de France et quelques pays d'Afrique :
- le Sud Ouest français (je suis resté 6 ans à Toulouse et 3 ans dans la région bordelaise),
- ensuite j'ai effectué une première étape vers le massif central, puisque je suis resté 2 ans à Feurs, dans la Loire, près de Saint Etienne,
- le Sud Est (3 ans et demi près de Fréjus),
- le centre de la France (2 ans et demi à Montluçon),
- 3 ans dans la région lyonnaise (je suis natif de Lyon, et je suis resté très lyonnais dans l'esprit je crois),
- 3 ans dans la région parisienne (hé oui, je n'y ai pas coupé),
- une petite mission à Madagascar qui m'a permis de faire une première découverte de ce pays,
- 2 ans dans le Nord, comme disent les toulousains, en fait en Picardie, entre Amiens et Abbeville,
- 3 ans en Auvergne, près du Mont Dore, à 90 km de Clermont-Ferrand en allant sur Bordeaux ... Le lyonnais que je suis a eu du mal à comprendre qu'il pouvait y avoir des stations de skis en dehors du massif alpin ...
- après ces épisodes, nouveau cap : je pars au Cameroun m'occuper de la réhabilitation du principal pont de ce pays, le pont sur le Wouri, à Douala, ceci a duré 1 an,
- à nouveau en France, cette fois-ci pour le grand Nord : Lille, mais les gens du nord sont tellement sympathiques,
- enfin un petit séjour à Paris, à nouveau, ...
- et enfin, pour finir, à ce jour, un grand départ pour Madagascar, afin de m'y occuper de ponts, bien sûr ...
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup travaillé à construire des autoroutes en France, du moins jusqu'à maintenant. Ma spécialité
s'est fixée sur la construction des ouvrages d'art, les ponts, petits et grands.
Mon rôle est celui du maître d'oeuvre, c'est à dire du concepteur et du suivi technique et financier des travaux. Le dernier grand chantier dont je me suis occupé, A89, au-dessus de Clermont Ferrand, avait la réputation d'être un des plus grands chantiers d'Europe à l'époque : pensez donc 40 km d'autoroute , 5 viaducs, dont un ouvrage majeur. Il a fallu remuer pas moins de 15 millions de mètres cubes de terre, soit pour créer les déblais, soit pour édifier des
remblais dont certains atteignaient 25 m de haut, ... fabriquer des dizaines de milliers de mètres cube de béton pour les ponts, et les ouvrages d'assainissement, ... répandre des centaines de milliers de tonnes de graviers et de bitume pour dérouler le ruban noir de la chaussée, etc, etc ...
La diversité des paysages que nous avons pu visiter ne nous a déplu en aucune façon, bien au contraire. Passer du pays plat et morne de la Picardie aux montagnes du Massif Central n'a pas été pour nous déplaire, et, en Auvergne, nous avions élu domicile tout près de mon chantier,
dans un petit hameau de trois habitations, perdu dans la forêt, lui-même tout proche d'un petit village situé à 17 km à l'Est d'Ussel. Nous vivions dans un univers très propice aux amoureux de la nature et des randonneurs. Maintenant, ce sont les paysages d'Afrique qui commencent à hanter nos horizons, ... c'est encore plus motivant ...
Comme vous avez pu le remarquer, Marie-Jeanne et moi-même, pour des raisons personnelles, nous nous sommes beaucoup attachés à un petit pays de l'Afrique de l'Ouest, le Bénin.
Il faut commencer par dire que nous avons fait ensemble de sacrés voyages dans le désert, le Hoggar plus exactement, l'Assékrem pour être plus précis encore. Nous prenions notre sac à dos et nous faisions des randonnées pédestres de plusieurs jours, dans le désert, en complète autonomie. Nous allions de points d'eau en points d'eau, ces derniers nous étant indiqués par nos amis de l'Assékrem. Ces voyages je les dois beaucoup à Marie Jeanne qui était déjà une grande habituée du désert. Nous sommes très fiers des exploits que nous avons réalisés ensemble. Malheureusement la poussée islamiste nous a fermé les portes de l'Algérie, et du Sahara par la même occasion. Depuis nous vivons dans la nostalgie des grands espaces désertiques ...
Cependant, nous avons de profondes attaches au Bénin. Je ne vous dis pas l'aubaine. Chaque année, nous entreprenons un séjour de 4 à 6 semaines, et parfois plus, pour leur rendre visite. Chacun de nos voyages est un enchantement, enchantement que nous nous efforçons de fixer sur la pellicule. Depuis nous avons fait numériser nos photos et puis ... hop ... nous avons mis tout ça sur Internet ...
La découverte du Bénin, de ses habitants, de ses traditions et de sa culture nous étonne de jour en jour. L'art africain nous attire de plus en plus par sa spontanéité et surtout sa créativité. N'oublions pas que l'Afrique est le berceau de l'humanité. Nous sommes convaincus que le passé colonialiste et esclavagiste des pays occidentaux, nous rend aveugles et ignorants sur ce passé et cet avenir fabuleux de l'Afrique.
Notre démarche vis à vis du Bénin est loin d'être terminée, et nous trouvons formidable qu'Internet nous permette de lui donner ce relief avec tant de facilités.
Voilà, vous savez beaucoup de choses sur nous désormais. Ce n'est pas fini, peut être aurons nous l'occasion d'en dire beaucoup plus ... plus tard ...